Black lives matter

Le racisme et les injustices ainsi que toutes les souffrances infligées aux millions d’humains noirs ont été mis en avant plan avec le meurtre de George Floyd à Minneapolis, Minnesota le 25 Mai 2020. 

Cet événement tragique doit servir à prévenir et à éviter que d’autres face la une. La lutte contre le racisme doit rester d’actualité. Grâce à des initiatives comme le mouvement #blacklivesmatter qui milite aux États-Unis depuis 2013, le racisme systémique est souvent dénoncé et partagé dans les médias sociaux.

Mais pour apporter un réel changement dans toutes ces inégalités, notre participation devra aller bien au-delà de notre post #blackout pour avoir de l’impact.

D’abord, on doit d’abord reconnaître que le racisme n’est pas confiné qu’aux États-Unis. Il affecte toutes les nations de notre monde. Ensuite qu’il est présent partout autour de nous. Ici au Québec, même si on clame haut et fort que nos politiques sont inclusives. De plus, on doit demeurer attentive parce que le racisme a plusieurs visages, il est discret et souvent masqué. Sournois et destructeur, il s’immisce dans les échanges et les comportements et s’enracine dès les premières années de l’enfance.

Certains de mes souvenirs d’enfant les plus marquants se sont déroulés autour de la table de la salle à manger les dimanches soirs. Assise avec mes parents et parfois des invités, je devais demeurer de longues heures assises avec eux. Ce qui me reste gravé, c’est que ma mère et mon père n’ont jamais permis qu’enfant, j’exprime ma propre opinion devant d’autres adultes. Je ne pouvais pas participer à la discussion. Mes parents étaient stricts et ils m’ont transmis l’éducation qu’ils avaient reçus. J’ai grandi silencieuse et j’ai fait de mon mieux pour écouter et plaire. 

En tant que maman, je crois que l’enfant doit être vu et entendu. J’ai encouragé mes garçons à faire partie de la conversation, peu importe qui était reçu ce jour-là et peu importe le sujet. Je les ai encouragés à participer et à se forger leur propre opinion. J’ai souvent été impressionnée par la profondeur de leur propos et leur raisonnement. 

Ensemble, on a abordé plusieurs fois les histoires d’hommes et femmes qui ont refusé d’être silencieux face aux injustices.

La seule vérité qui motive ces grands leaders de toutes les races à se dresser pour leurs droits est d’abord celui que nous sommes tous des êtres humains.

En 2016, lors d’un road trip, on a visité en famille des plantations en Louisiane. Derrière ces grands manoirs, dans de petites cabanes, on a écouté de nombreux récits d’esclaves nous être racontés. En visitant ces sites, on pouvait encore après des centaines d’années, ressentir les horreurs et les souffrances de ces familles noires. On est resté marqué et on en reparle souvent pour ne jamais oublier que la seule chose qui nous différencie d’eux est notre privilège d’être né blanc. Oui, on a été chanceux de gagner à la Loterie ovarienne comme le dit si bien, Warren Buffet.

Mais que peut-on faire quand on est privilégié?

Parler de racisme avec les enfants peut sembler difficile pour certains parents. Quand on me demande comment je fais, je réponds que je leur enseigne d’être curieux, de poser des questions, d’écouter ceux qui sont oppressés et ne jamais assumer qu’on sait. 

Je suis reconnaissante des leçons de mon enfance qui m’ont motivée à choisir différemment et à respecter le droit d’expression de mes enfants. Leur participation aux conversations apporte de la profondeur aux échanges, nous confronte à nous-mêmes, leur père et moi et nous oblige à prendre du recul en tant que parents mais aussi comme humain. 

Souvent leurs questions approfondissent nos réflexions, parfois elles nous confrontent à nous-mêmes mais chaque fois, elles rendent nos convictions plus profondes.

Je crois que nous avons la responsabilité comme privilégié blanc de briser le cycle de l’éducation traditionnelle reçus qui discrimine. Je crois que nous avons tous la responsabilité de promouvoir notre humanité, nos différences non seulement dans notre famille et notre communauté mais aussi dans nos entreprises et notre milieu de travail. 

“My humanity is bound up in yours, for we can only be human together.” – Desmond Tutu

Cette vérité me guide comme entrepreneur et dirigeante. Je crois profondément que chacune a le droit d’être elle-même au travail et de vivre sa différence. Nos différences font la richesse de notre culture à Babibulle.

Cultiver l’inclusion dans son entreprise est travail d’équipe. Heureusement, il existe des Guides antiracistes pour t’aider à mieux comprendre le racisme systémique et changer la culture de ton entreprise. Dans cet article, « Cultiver l’inclusion dans son entreprise » je te partage la démarche qui m’a amené à cultiver l’antiracisme et à l’implanter avec mon équipe pour que les actions dépassent les bonnes intentions.

Dans les dernières semaines, des millions de citoyens du monde ont manifesté et revendiqué ensemble. Des humains de tous les continents et de toutes les religions se sont unis pour dénoncer les inégalités raciales. L’humanité entière s’est rassemblée pour démontrer empathie, support et écoute. Les individus, les familles, les communautés, les pays ont souhaité que 2020 soit une année significative pour éradiquer le racisme. 

Les entreprises doivent participer à ce mouvement planétaire. Bien sûr, la route sera longue mais si nous sommes impliqués et déterminés, nous pouvons aider les autres organisations à nous rejoindre. Cette participation n’est pas que pour les grandes entreprises. Nous pouvons faire la différence dans nos organisations.

Dans tous changements, nous avons besoin de leaders inspirants et de politiques encadrantes mais aussi, de petites entreprises qui contribuent à la grande cause et servent le même objectif par leurs valeurs et leur culture. 

J’apprends humblement de mes collègues et j’admire le respect que nous avons entre nous malgré nos origines de 4 coins du monde. J’encourage tous les dirigeants à faciliter les échanges et l’expression des croyances et à construire la culture de leur organisation avec ces richesses ethniques.

Comme dirigeante, on ne peut pas rester silencieuse et tolérer le racisme systémique dans nos entreprises. Chaque petit geste compte. Notre culture doit refléter notre diversité. Nous devons améliorer nos pratiques inclusives et promouvoir une politique de zéro tolérance contre le harcèlement et toutes inégalités. 

Bien que l’engagement à l’équité et la justice a toujours été au coeur de Babibulle, nous allons revisiter nos façons de faire et mesurer notre approche dans notre leadership, notre culture et nos engagements. 

Les communautés noires et les mouvements pour changer les Lois qui protègent les blancs et condamne les noirs ont notre support. Toutes les inégalités économiques, politiques, éducatives et sociales doivent cesser immédiatement. Babibulle s’engage à éduquer à combattre le racisme et l’intimidation dans ses milieux de vie et au-delà. 

J’ai hâte de constater le progrès et de participer aux autres initiatives pour nous assurer que nous faisons notre part pour la justice et l’équité raciale. 

À tous ceux qui ont lu peu importe votre origine, ensemble trouvons des moyens de créer un monde juste et équitable. 

Comme entrepreneur et chef d’entreprise, partagez les initiatives et les mouvements avec d’autres entreprises et avec vos équipes afin d’alimenter les échanges et créer un réel changement dans notre communauté. 

Avec tout mon respect,

 

#Blacklivesmather #togetherstronger

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